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Première version du dossier médical personnel en 2010
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Publié le 11/04/2009 13:26 par La Rédaction

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Photo : DMP
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La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé jeudi le lancement en 2010 de la première version du DMP (Dossier Médical Personnel). Il devra contribuer à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins en France.

La première version du DMP est annoncée pour 2010. Ce nouveau dispositif est conçu pour apporter un ensemble de services à forte valeur ajoutée aux acteurs du système de santé en France.

Les patients auront à leur disposition des informations de santé personnelles et se verront proposer au fur et à mesure de nouveaux services pour améliorer le suivi de leur état de santé. Quant aux professionnels de santé, ils vont y trouver la source (individuelle et collective) d’une plus grande efficience et de meilleures conditions d’exercice.

Le DMP doit être personnel, en permettant aux patients de disposer du contrôle sur leurs données de santé. Il est aussi partagé, car il donne aux professionnels de santé les instruments d’une meilleure coordination des soins. Il doit ainsi répondre aux indispensables contraintes d’interopérabilité et de sécurité, qui sont des gages essentiels de la confiance et de l’accès aux soins.

Le Dossier médical personnel doit être construit comme une offre de services à forte valeur ajoutée pour les patients comme pour les professionnels de santé, et non comme un simple dispositif technologique ou technocratique : sa conception et son déploiement seront résolument orientés vers le service rendu aux professionnels de santé et aux patients. Les notions de service rendu et de « satisfaction » de l’usager seront placées au cœur du projet.

Les expériences réussies sur le terrain, dans les régions, doivent être mises à profit pour construire un socle et le développer. A ce titre, dès juin 2009, les projets régionaux s’inscrivant dans les objectifs annoncés seront relancés, et pilotés dans le cadre d’une conduite de projet nationale, homogène, rigoureuse et cohérente.

Bien définir la place et le positionnement du DMP constitue un préalable indispensable. La ministre de la santé Roselyne Bachelot s’est prononcée sur ce sujet : le DMP doit être au service des patients et des professionnels de santé, offrant à chacun des services à forte valeur ajoutée pour la maîtrise du parcours de santé. Sur cet objectif politique, un plan de relance a été bâti.

Le DMP s’inscrit dans le développement des technologies de l’information et de la communication au sein du secteur de la santé en permettant l’instauration d’un cadre d’interopérabilité et des conditions techniques, juridiques, financières et organisationnelles au développement de l’e-santé.

L’expérimentation a une place essentielle car elle permet de déterminer et de valider les services qui apportent la plus grande satisfaction, des solutions innovantes à forte utilité, et les conditions de la meilleure pratique. Elle permet de construire un outil au service des usagers, adoptés et acceptés par eux.

Comme tout projet complexe et de long terme, il aura nécessairement un caractère évolutif, notamment lié au progrès technologiques. C’est pourquoi il devra être conduit dans un cadre pérenne de concertation. Un tel projet requiert une approche méthodique et pragmatique qui doit permettre d’inscrire son développement dans une trajectoire lisible pour l’ensemble des acteurs et marquée par des jalons maîtrisés.

La sécurité constitue donc un enjeu majeur pour l’avenir du DMP et plus globalement pour le développement des usages des TIC dans le secteur de la santé. Les services proposés doivent s’inscrire dans un espace de confiance constitué de mesures réglementaires respectées s’agissant du traitement des données de santé et de choix techniques éprouvés.

Pour toutes ces raisons, le DMP reposera sur un hébergement national de documents associé à des services de confiance intégrés (identification, authentification, gestion des habilitations et recueil du consentement).

Les expérimentations du DMP se sont jusqu’alors déroulées en région et reposent le plus souvent sur des dispositifs dits de « plates-formes régionales ». Ces plates-formes ont répondu à différents objectifs, tant de déploiement de services nationaux dans le cadre de la régionalisation du système de santé que de développement de services demandés par les acteurs en l’absence de politique nationale affirmée en la matière. Le temps des expérimentations isolées a été nécessaire.

 
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