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Rapport sur l'obésité: 25 propositions sur les aliments
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Publié le 30/09/2008 00:24 par Angela Canberra

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Photo : Obésité
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            (Continentalnews)

Un rapport parlementaire sur la prévention de l'obésité prévoit le passage de 5,5% à 19,6% de la TVA sur les produits de grignotage ou de snacking. Les industriels sont opposés àde telles mesures. "Nous sommes contre la taxation car nous considérons qu'aucun produit n'est mauvais pour la santé, sinon il serait retiré du marché", a déclaré Jean-René Buisson à l'Agence France Presse.

Alors que l'Assemblée nationale s'est penchée ce matin sur l'obésité galopante en France, le président de l'Association nationale des industries alimentaires, Jean-René Buisson, affiche ouvertement son opposition à l'augmentation de la TVA sur certains produits trop gras, trop sucrés ou trop salés dits dits «de grignotage» ou de «snacking» comme les barres chocolatées, sodas, chips, confiseries etc.

Ce rapport parlementaire coontroversé sera présenté présenté demain à l'Assemblée nationale par la députée UMP Valérie Boyer. Le texte prévoit notamment d'"assujettir les produits de grignotage et de snacking au taux normal de TVA de 19,6% au lieu du taux réduit de 5,5% actuellement applicable".

Environ 17 % de la population française est en surpoids, 4 millions de Français sont obèses et un enfant sur 5 souffre de surpoids. Cette obésité représente un facteur de risque majeur pour des maladies cardio-vasculaires et le diabète. Au moins 80 % des patients qui souffrent d'obésité sont exposés au diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires (maladies du cœur, maladies des vaisseaux sanguins, AVC). La résistance à l'insuline ou « insulinorésistance » est reconnue comme une cause primaire du développement du diabète et des maladies cardiovasculaires. Elle est intimement liée à l'obésité : plus un individu est obèse, plus il a de tissu adipeux entraînant une résistance à l'insuline. Plus l'obésité est importante, particulièrement au niveau abdominal, plus l'insulinorésistance est grande et plus le pancréas est surchargé et risque de flancher, ce qui cause le diabète de type 2.

Un risque pour la santé

L'obésité représente donc un risque pour la santé et elle revient cher, selon ce rapport aux 80 propositions sensées résoudre « ce véritable problème de société » dont la prise en charge coûte de 10 à 15 milliards par an, selon l'UMP Valérie Boyer, qui est à l’initiative dudit rapport. La prise en charge de l'obésité revient à 7 à 8 % des dépenses de santé de la France. On estime à 30 % le nombre de Français qui pourraient être obèses en 2020, ce qui représenterait 13 à 14 % des dépenses de la Sécurité sociale française.

L’obésité est un terme médical concernant une caractéristique d’une personne ayant une masse corporelle (adipeuse) plus importante que la plupart des gens, répartie de façon généralisée dans plusieurs zones de l’organisme.

Le phénomène d’obésité peut avoir des répercussions importantes sur la santé de l’individu, sa prévention est devenu un problème de santé publique dans de nombreux pays.

L’ augmentation de l’obésité est donc due à la modification de notre mode de vie, en effet les médias et surtout la publicité nous poussent à consommer des produits de plus en plus riches en sucre, graisse, glucide.
Les grignotages entre les repas se multiplient surtout chez les adolescents et également chez les adultes, ceci peut s’expliquer par une augmentation du stress et d’une manière générale une mauvaise hygiène de vie, incompatible avec un poid stable.

De plus l’évolution de la technologie engendre des facilités dans la vie de tous les jours, mais entraîne aussi une diminution des dépenses énergétiques et favorise l’augmentation des graisses.
L’ obésité est une maladie qui touche de plus en plus de monde et surtout de plus en plus jeunes, les enfants sont les premiers victimes de l’ obésité, ceci reste inquiétant et demande réflexion pour essayer d’endiguer cette épidémie.

De nombreux facteurs y contribuent, mais tous se ramènent soit à une baisse de l’activité physique soit à une augmentation des calories consommées. Les programmes d’activité physique à l’école, au collège et au lycée sont trop souvent réduits.
Le facteur le plus associé au surpoids reste l’augmentation du temps passé devant  la télévision.  L’industrie agroalimentaire a également sa part de responsabilité, beaucoup de fonds sont investit dans  le marketing pour trouver comment nous faire manger plus.

Les spécialistes définissent l’obésité comme un excès pondéral du à l’accumulation de tissus adipeux.
Il existe diverses méthodes pour déterminer la masse du tissu adipeux chez une personne, dans la pratique les méthodes instrumentales se révèlent parfois non adaptés.
Le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC) est la méthode généralement utilisée. On calcule l’IMC à partir du poids corporel et de la taille avec une formule spéciale.

Parmi les mesures prévues dans le rapport parlementaire figure  la taxation à 19,6% des produits trop gras, trop sucrés, et trop salés, dits de snacking ou de grignotage. Cette mesure suscite une levée de boucliers. La CLCV a vivement dénoncé une « provocation » et « un texte hypocrite » destiné à « renflouer les comptes de la sécurité sociale ». La CLCV précise que « les gens sont peu sensibles à l'augmentation des prix. Ils ont des habitudes" que ce projet ne saura changer. "Ce n'est pas ce genre de mesure qui va les faire boire de l'eau ou manger des pommes", estime l'association de défense des consommateurs.

Le facteur alimentaire est un facteur important, c’est l’excès d’apport (au niveau quantitatif)
Il est certain que le nombre moyen de calories ingérées chaque jour est à apprécier selon l’activité de la personne. Le sédentaire n’a pas les mêmes besoins que le travailleur de force, on le comprend aisément.
Un apport calorique excessif par rapport aux besoins entraîne donc à la longue une prise de poids significative.

L’obésité grave est nocive car elle perturbe les fonctions mécaniques, métaboliques et physiologiques normales de l’organisme. Ces comorbidités touchent presque tous les organes du corps humain d’une façon ou d’une autre et entraînent des maladies secondaires graves qui peuvent aussi mettre votre vie en danger. L’effet cumulatif de ces comorbidités peut affecter l’ensemble de votre vie en vous empêchant d’être en pleine forme et en pleine santé, en diminuant votre qualité de vie et en augmentant les risques de décès prématuré.

Un rapport pour rien ?

Le nutritionniste Jean-Michel Cohen estime que "ce rapport fait preuve d’un grand amateurisme", ajoutant qu'"on fait la chasse aux barres chocolatées" tandis que "45% de la consommation de fromages se fait sous forme de grignotage". Va-t-on devoir taxer le fromage et le saucisson ? Les opposants au textre parlementaire ne manquent pas de signaler que certains fruits sont plus sucrés que les sodas. La CLCV pense que ce rapport est « une double peine » pour « les ménages modestes qui sont les plus touchés par l’obésité ». L'organisation dénonce « le climat malsain » qu'engendre un tel texte qui demanderait aux gens de payer plus cher « à cause des gros », ce qui stigmatiserait encore un peu plus les personnes obèses.

Valérie Boyer a réagi contre la vision réductrice d’un rapport « bien plus large » qui prône notamment le dépistage précoce de l’obésité (puisque le phénomène touche de plus en plus de jeunes), la formation du personnel en charge de la petite enfance (les maternelles etc), l’activité physique, l’allaitement maternel, la limitation des publicités, l’interdiction des acides gras trans, la lutte contre les discriminations dont sont victimes les personnes obèses, etc.

Il y a trente ans, les goûters apportaient chaque jour par enfant aux Etats-Unis 450 Kcal. Aujourd’hui les goûters apportent 600 calories (Kcal). Le grignotage n’a pas bonne réputation, alors plusieurs industriels ont mis en place des campagnes de publicité pour faire passer un message : le gôuter est un quatrième repas.

une progression galopante

La dernière enquête nationale ObEpi, réalisée en 2003 par l'Institut Roche de l'Obésité avec la Sofres, et en collaboration avec l'Inserm et l'Hôtel Dieu de Paris, révèle que l'obésité et le surpoids continuent de progresser en France depuis 1997.

La proportion des personnes en surpoids ou obèses a progressé de 36,7% à 41,6% entre 1997 et 2003, soit une augmentation de 13%. Sur la même période, les Français ont grossi de 1,7 kg, et l'obésité massive (ou dite morbide) a doublé.

De plus en plus d'enfants et de personnes âgées touchés

19% des enfants français sont touchés par l'obésité ou le surpoids. Après 65 ans, la prévalence de l'obésité est la même chez les hommes comme chez les femmes (autour de 15%).

La France compte plus de 5,3 millions de personnes adultes obèses et 14,4 millions de personnes en surpoids (Enquête emploi Insee 2002, personnes âgées de 15 ans et plus). L'obésité est un problème de santé publique et touche toutes les tranches d'âge et toutes les professions.

Dans le monde

L'obésité est considérée comme une épidémie par l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Dans le monde, 300 millions d'adultes sont en surcharge pondérale et, pour la majeure partie d'entre eux, souffrent de pathologies liées à leur poids. Le tiers des personnes en surpoids vivent dans les pays en voie de développement.

 

(Source externe: Danger-sante.org)

 
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