N'ayez pas peur de la réforme de l'hôpital public, car Roselyne Bachelot prendra toutes les initiatives qu'elle estimera "nécessaires pour apaiser les craintes de la communauté hospitalière", qui exprime des craintes sur les effets de ce projet sur la qualité des soins".
Le Premier ministre François Fillon tente de rassurer les 25 pontes des hôpitaux qui viennent de lancer un "appel" contre "la médecine mercantile" qui serait mise en avant dans le projet de loi Bachelot sur la réforme des hôpitaux publics.
C'est "une réforme profonde" et "difficile", a reconnu François Fillon. Toutefois, elle est indispensable. Les médecins inquiets "n'ont pas correctement compris le mécanisme qui va être mis en place", a déclaré le Premier ministre.
Le professeur Bernard Debré, député UMP de Paris, estime que le projet de loi Bachelot a "une vision uniquement comptable". Il soutient l'appel lancé par 25 grands chefs de service renommés des hôpitaux parisiens qui affirment que le maître-mot de ce projet n’est pas la santé mais la rentabilité, précisant que la préoccupation centrale "n’est plus le malade mais le compte d’exploitation de l’hôpital".
De son côté, l’ancien ministre de la Santé et président de la Fédération hospitalière de France, Claude Evin, a défendu ce projet de réforme qu'il juge "absolument nécessaire pour défendre l'hôpital public". Il juge les propos de "l'appel des 25" grands professeurs hospitaliers "excessifs". Pour l'ancien ministre socialiste, "personne n’a le monopole de l’intérêt des malades".
Le projet de loi Bachelot, prévoyant une réorganisation globale du système de santé français, a déjà passé l'étape de l'Assemblée nationale. Les contestataires demandent au Sénat d'amender en profondeur ce texte lors du vote qui aura lieu le 11 mai 2009.



0 commentaire
|
Aucun commentaire n'a encore été posté.
