Le régime méditerranéen peut-il aider à échapper aux maladies neurodégénératives telles que l'Alzheimer et Parkinson ? Une nouvelle étude vient de montrer que ce régime peut réduire la mortalité générale et celle provoquée par les maladies cardio-vasculaires ainsi que l'incidence de maladies chroniques telles que cancer et maladies de Parkinson et d'Alzheimer.
Lorsqu'on parle de « régime méditerranéen », on fait plus particulièrement référence à l'alimentation traditionnelle des îles grecques de Crète et de Corfou — d'où l'appellation occasionnelle de « régime crétois ».
L'intérêt pour ce type d’alimentation provient tout d'abord d'une recherche (The Seven Countries Study) menée par Ancel Keys dans les années 1950, qui démontrait que, malgré un apport alimentaire élevé en matières grasses et un système de soins de santé relativement rudimentaire, les habitants de ces îles (ainsi que ceux de l’Italie méridionale) jouissaient d'une excellente espérance de vie à l’âge adulte, en plus de présenter un taux de maladies coronariennes très faible.
Plus tard, le professeur Serge Renaud — découvreur de ce que, en nutrition, on appelle « le paradoxe français » —, publiait une recherche (The Lyon Diet Study) qui révélait que les sujets ayant déjà été victimes d’un premier infarctus et qui adoptaient une alimentation de type crétois avaient un taux d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux réduit de 75 %, tandis que le groupe soumis seulement à une diète faible en matières grasses ne connaissait qu'une réduction de 25 %.
Depuis la publication de cette étude dans la très respectée revue médicale The Lancet, en 1994, la popularité de l’alimentation méditerranéenne s’est répandue comme une traînée de poudre dans le monde entier et les études scientifiques ne cessent de prouver son efficacité dans la prévention de nombreuses maladies.
Mentionnons que les Crétois — qui affichent toujours le taux le plus bas de mortalité cardiovasculaire au monde — mangent encore aujourd’hui de façon traditionnelle, consommant très peu d’aliments importés et transformés.
Une équipe de l'Université de Florence en Italie dirigée par le Dr Francesco Sofi, a rassemblé les données fournies par 12 grandes enquêtes internationales réalisées entre 1966 et juin 2008 et incluant plus de 1,5 million de participants. Les habitudes alimentaires et la santé des participants ont été suivies pendant des périodes allant de 3 à 18 ans. Les travaux sont publiés vendredi en ligne par le British Medical Journal montrent une nette amélioration de l'état de santé des patients souffrant de Parkinson et Alzheimer.



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