La mise en garde à vue d'un médecin urgentiste pour "homicide involontaire" après le décès d’une octogénaire victime d’un malaise cardiaque a déclanché la colère de Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMURF).
Un médecin urgentiste du Samu 26 a été placé samedi en garde à vue pendant 48 heures suite à la mort d'une femme de 80 ans qui avait fait un malaise dans un salon de coiffure dans la Drôme. Les proches de la victime l'accusaient d'avoir placé une main devant la bouche de la victime. Il a finalement été mis hors de cause.
Cette mise en détention est inacceptable pour Patrick Pelloux, président de l'AMURF). "A ce rythme là, ce soir l’ensemble des urgentistes de France vont se retouver en garde à vue", déclare-t-il. ce soir. C’est n’impotre quoi. L’Association des médecins urgentistes de France dénonce ce que son président qualifie de "véritable cabale contre ce professionnel qui a fait une manœuvre que tout urgentiste fait." En effet, les urgentistes utilisent des techniques médicales et chirurgicales pour faire face à une urgence vitale, c'est-à-dire une situation où le patient, faute de soins, risque de décéder ou d'avoir des séquelles irréversibles dans un délais court.
Patrick Pelloux déplore "les accusations mensongères" de la direction de l'hôpital de Valence à l'égard de ce médecin urgentiste expérimenté, traduisant le "malaise relationnel dans les hôpitaux".
L’Association des médecins urgentistes de France assure la promotion de la médecine d’urgence et de ses acteurs ainsi que de l’ensemble du système sanitaire et social en lien avec la médecine d’urgence. La défense d’un service public de santé garantissant l’égalité, la qualité et la sécurité des soins dans une conception globale sanitaire et sociale.



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