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Santé de Moubarak: un journaliste égyptien condamné !
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Publié le 28/09/2008 21:50 par Angela Canberra

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Photo : Hosni Moubarak
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            (Continentalnews)

Ibrahim Eissa est l'un des journalistes égyptiens les plus connus à l'étranger. Il a été condamné dimanche par la justice de son pays pour avoir évoqué la santé de Moubarak dans un article.

Le journaliste égyptien Ibrahim Eissa a été condamné dimanche à deux mois de prison ferme en appel pour avoir osé évoqué des rumeurs qui courent sur l'état de santé du président Hosni Moubarak.

La liberté de la presse est un vain mot en Egypte

Selon RSF, plusieurs équipes de télévision ont été harcelées, menacées ou frappées par les forces de l’ordre. Le 10 mai 2007, une quinzaine de journalistes locaux et étrangers ont été agressés par des policiers anti-émeutes déployés pour bloquer l’accès de manifestants et de la presse au tribunal où se tenait le procès de deux juges réformateurs. Le 3 décembre, une équipe de la chaîne de télévision satellitaire privée Dream TV a été interdite de couvrir une manifestation de protestation contre l’augmentation des taxes sur les ordures ménagères au Caire. Les bandes vidéo de leur caméra ont été confisquées. Quelques jours plus tard, c’est une équipe d’Al-Jazira qui a été bloquée par des policiers alors qu’elle couvrait un sit-in de milliers d’étudiants, sur le campus de l’université Al-Azhar, protestant contre le renvoi du président du syndicat étudiant et de deux de ses assistants.

Les autorités égyptiennes ont fait preuve d’une rigidité particulière vis-à-vis des journalistes de la chaîne qatarie. Le 27 avril 2006, Hussein Abdel Ghani, directeur du bureau d’Al-Jazira au Caire, a été arrêté alors qu’il réalisait un reportage sur une série d’explosions dans le sud du Sinaï. Accusé d’avoir diffusé des "informations erronées de nature à nuire à la réputation du pays", il a été le seul journaliste déféré devant le parquet de la sécurité de l’Etat alors que la même information avait été publiée par de nombreux organes de presse égyptiens et étrangers. Hussein Abdel Ghani a été relâché après avoir payé une lourde caution. Cependant, au 1er janvier 2007, il était toujours sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire. Les autorités font ainsi pression sur les journalistes égyptiens travaillant pour des médias étrangers. Le 9 septembre, par exemple, des agents des services de sécurité de l’Etat se sont rendus au domicile de Summer Said, de l’agence britannique Reuters, et ont ouvertement menacé sa famille.

Enfin, le pouvoir égyptien a fait preuve d’un certain autoritarisme en matière de contrôle d’Internet. Au moins sept cyberdissidents ont été incarcérés en 2006. En juin, une cour administrative du Conseil d’Etat a validé la décision du ministère de l’Information et de la Communication permettant aux autorités de bloquer, suspendre ou fermer tout site Internet susceptible de représenter une menace pour la “sécurité nationale“. Par ailleurs, Kareem Amer est emprisonné depuis le 6 novembre pour avoir publié des articles critiques à l’égard de l’islam sur son blog.

 
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