Une équipe de chercheurs de l’école de médecine John Hopkins à Baltimore conduite par le docteur Shyam Biswal ont analysé des échantillons de tissu pulmonaire provenant de volontaires sains et de patients souffrant de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Les médecins ont constaté que chez les patients présentaient un déficit en une substance appelée NRF2.
Un composé du brocoli pourrait protéger les fumeurs de la broncho-pneumopathie chronique obstructive, une maladie qui affecte les capacités pulmonaires.
Comment préserver les poumons des fumeurs ? Peut-être grâce au brocoli… Des chercheurs américains viennent de montrer que le sulforaphane, un composé présent dans le brocoli, permettrait de lutter contre la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).
La broncho-pneumopathie chronique obstructive est une maladie inflammatoire caractérisée par une atteinte progressive des poumons qui concerne le plus souvent les fumeurs. Les patients atteints de BPCO souffrent d’emphysème et de bronchites chroniques qui limitent leurs capacités respiratoires.
Le docteur Shyam Biswal et ses collègues de l’école de médecine John Hopkins à Baltimore ont analysés des échantillons de tissu pulmonaire provenant de volontaires sains et de patients souffrant de BPCO. Ils ont alors constaté que chez les patients malades présentaient un déficit en une substance appelée NRF2. Cette protéine antioxydante protège les poumons des dommages liés à l’inflammation.
Mais que vient faire le brocoli dans tout ça ? Il contient une substance appelée sulforaphane qui permet de maintenir un bon niveau de NRF2 dans les poumons. Résultats : ces derniers sont mieux protégés de l’inflammation et le risque de BPCO diminue.
« Ce mécanisme pourrait aussi permettre de lutter contre d’autres méfaits du tabac sur les poumons », soulignent les auteurs. Mais il y a encore du chemin à faire avant d’imaginer développer un traitement contre la BPCO à base de brocoli.
Les brocolis
Gorgé de sels minéraux tels que le calcium, le potassium, le fer, le magnésium, et l'acide folique – excellents anti-stress – il apporte des vitamines de premier plan. Il possède deux fois plus de vitamine C que les épinards et autant que dans le citron. Ainsi, il renforce les défenses immunitaires. Il purifie le foie et est très riche en cellulose, qui a pour effet de stimuler le transit intestinal. De plus, la présence en grande quantité de fibres (3%) permet de diminuer le risque de développer un cancer, en particulier le cancer du côlon. Cette qualité est due aux substances spécifiques des crucifères (indoles, composés soufrés) que le brocoli renferme naturellement.
L'efficacité de ses fibres est, de plus, accentuée par ses composés glucidiques particuliers, légèrement laxatifs. Le brocoli est le plus digeste des choux. Mieux vaut le cuire à la vapeur ou encore au four à micro-ondes (de 6 à 8 minutes à puissance maximale). Il garde ainsi sa saveur et ses qualités nutritionnelles. Le brocoli permet aussi de lutter contre les maladies cardiaques, améliore la vue en atténuant la presbytie, la cataracte et les conjonctivites, lutte contre la grippe et les bronchites, la maladie de Parkinson, le vieillissement. C'est donc un légume "santé" hautement recommandable. Riche en vitamine B9, le brocoli est conseillé dans les cas d'anémie.
A lui seul le brocoli regroupe la quasi-totalité des principaux agents anti-oxydants alimentaires très puissants : le sulforaphane, les indoles, le glutathion, la quercétine, B-Carotène. Son pouvoir anti-oxydant est effectif à condition de le consommer de préférence germé cru tous les jours, il se digère facilement. Seuls les calculs rénaux sont des facteurs de contre-indication.
Broncho-pneumopathie chronique obstructive
Principaux faits
* La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie pulmonaire engageant le pronostic vital qui interfère avec la respiration normale – c’est davantage qu’une «toux du fumeur».
* On estime à 210 millions le nombre de gens qui souffrent de BPCO dans le monde.
* Plus de trois millions de personnes sont décédées d’une BPCO en 2005, ce qui correspond à 5% de l’ensemble des décès survenus dans le monde cette année-là.
* Près de 90% des décès par BPCO se produisent dans des pays à revenu faible et intermédiaire.
* La principale cause de BPCO est la fumée du tabac, due au tabagisme actif ou passif.
* Cette maladie touche désormais presque autant de femmes que d’hommes, en partie du fait de l’augmentation du tabagisme chez les femmes dans les pays à revenu élevé.
* La BPCO n’est pas curable, mais son traitement peut ralentir l’évolution de la maladie.
* D’après les projections, le nombre total de décès par BPCO devrait augmenter de plus de 30% dans les dix ans à venir si l’on n’intervient pas pour réduire les risques, en particulier l’exposition à la fumée du tabac.
La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une affection pulmonaire caractérisée par un blocage persistant de l’écoulement des gaz inspirés au niveau des poumons. C’est une maladie pulmonaire sous-diagnostiquée, qui engage le pronostic vital, interfère avec le processus normal de la respiration et n’est pas entièrement réversible. Les expressions bien connues de bronchite chronique et d’emphysème ne sont plus utilisées. Elles sont désormais englobées dans le diagnostic de BPCO.
Symptômes
Les symptômes les plus courants de BPCO sont l’essoufflement (ou l’impression d’avoir besoin d’air), des expectorations anormales (mélange de salive et de mucus dans les voies aériennes) et une toux chronique. Les activités de tous les jours, par exemple le fait de monter quelques marches d’escalier ou de porter une valise, peuvent devenir très difficiles à mener au fur et à mesure de l’aggravation progressive de la maladie.
Diagnostic et traitement
La BPCO est confirmée par un test diagnostique simple appelé spirométrie qui permet de mesurer les volumes d’air qu’une personne est capable d’inspirer et d’expirer et la vitesse à laquelle l’air pénètre dans les poumons et en ressort. Du fait que la BPCO se développe lentement, elle est fréquemment diagnostiquée chez des gens âgés d’au moins quarante ans.
La BPCO n’est pas curable. Diverses formes de traitement peuvent aider à contrôler ses symptômes et à améliorer la qualité de vie des gens qui en souffrent. Par exemple, des médicaments qui permettent de dilater les principaux conduits aériens peuvent améliorer l’essoufflement.
Quelles sont les personnes à risque?
Il y a eu une époque où la BPCO se rencontrait plus fréquemment chez les hommes mais, à cause de l’augmentation du tabagisme chez les femmes dans les pays à revenu élevé et du risque plus élevé d’exposition à la pollution de l’air dans les habitations, du fait des combustibles solides utilisés pour la cuisine et le chauffage dans les pays à faible revenu, cette maladie touche désormais presque à égalité hommes et femmes.
Près de 90% des décès par BPCO se produisent dans les pays à revenu faible et intermédiaire où des stratégies efficaces de prévention et de lutte ne sont pas toujours mises en oeuvre ni accessibles.
Facteurs de risque
La BPCO est une maladie évitable. La principale cause de BPCO est la fumée du tabac (notamment le tabagisme passif). Les autres facteurs de risque sont les suivants:
* pollution de l’air dans les habitations, par exemple, lorsqu’on utilise des combustibles solides pour la cuisine et le chauffage;
* pollution de l’air atmosphérique;
* poussières et produits chimiques en milieu professionnel (vapeurs, produits irritants et fumées);
* des infections fréquentes des voies respiratoires inférieures au cours de l’enfance.
Le nombre total de décès par BPCO devrait, selon les projections, augmenter de plus de 30% dans les dix ans à venir, sauf si l’on prend des mesures d’urgence pour réduire les facteurs de risque sous-jacents, en particulier le tabagisme.
Réponse de l’OMS
Les travaux de l’OMS sur la BPCO s’inscrivent dans les efforts de l’Organisation visant à lutter contre les maladies chroniques. L’OMS a pour but:
- de sensibiliser à l’épidémie mondiale de maladies chroniques;
- de créer des environnements plus sains, en particulier pour les populations pauvres et défavorisées;
- de diminuer les facteurs de risque courants des maladies chroniques tels que le tabagisme, la mauvaise alimentation et la sédentarité;
- de prévenir les décès prématurés et les incapacités évitables dus aux principales maladies chroniques.
La Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (FCTC) a été élaborée en réponse à la mondialisation de l’épidémie de tabagisme, dans le but de protéger des milliards de personnes de l’exposition nocive au tabac. C’est le premier traité mondial en matière de santé négocié par l’Organisation mondiale de la Santé et il a été ratifié par plus de 140 pays.
L’OMS conduit également l’Alliance mondiale contre les affections respiratoires chroniques (GARD), une alliance volontaire d’organisations, d’institutions et d’organismes nationaux et internationaux travaillant au même objectif visant à réduire la charge mondiale de morbidité due aux maladies respiratoires chroniques. Elle a pour objectif un monde dans lequel chacun pourrait respirer librement. L’Alliance se consacre plus particulièrement aux besoins des pays à revenu faible et intermédiaire et aux populations vulnérables.



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