Un bébé dans la fosse septique de leurs latrines au Burkina Faso. C’est la découverte faite ce jeudi 09 avril 2009 par les élèves du Lycée technique de Ouagadougou (L.T.O.). Le nourrisson, de sexe féminin, a été sorti vivant des toilettes grâce au secours des lycéens.
Décidemment, le Lycée technique de Ouagadougou (LTO) n’en finit pas de faire parler de lui dans la rubrique des faits divers. Après la polémique de la vidéo pornographique mettant en scène une élève dudit lycée, c’est maintenant un bébé qui est découvert dans les latrines de l’établissement. En effet, ce jeudi 09 avril, aux environs de 9h, des élèves informent le surveillant général, Amadou Sawadogo, que des pleurs de bébé se font entendre de l’une des fosses septiques dans les latrines situées côté sud des salles de classe :
« A notre arrivée sur les lieux, nous relate ce dernier, il était pratiquement impossible d’atteindre le bébé compte tenu de l’étroitesse du trou et de sa profondeur. Ce sont les élèves eux-mêmes qui ont eu l’idée de creuser par l’arrière pour l’extraire. Ceux du génie civile ont donc apporté des pelles et des pioches. A l’aide de ces instruments, ils ont creusé et nous avons pu soulever les deux dalles qui fermaient l’orifice de la fosse pour pouvoir avoir accès à l’enfant.
La réaction des élèves a été vraiment une action héroïque qui a grandement contribué à faciliter le travail des sapeurs-pompiers à leur arrivée. Le bébé, de sexe féminin, a bénéficié ensuite des premiers soins dans notre infirmerie avant son évacuation au Home Kisito ». A l’en croire, au regard du degré de déshydratation du nourrisson, il a été sans doute abandonné dans la nuit ou au petit matin. Pour lui, le fait que la fillette soit sortie indemne est miraculeux, compte tenu de l’étroitesse même du trou, et de sa profondeur.
Est-ce là le bébé né des rapports sexuels de la fameuse vidéo : « LTO est grave », comme le soulignent ironiquement les élèves eux-mêmes ? Le proviseur du lycée, Cheikh Amadou Ouédraogo, n’est pas de cet avis : « Personnellement, j’écarte, avec conviction, l’éventualité que ce puisse être un élève du LTO qui ait accompli un tel forfait. En pareille circonstance, l’information est facilement manipulée et tronquée ; encore plus lorsqu’il s’agit de ce lycée qui est malheureusement passé maître dans les faits divers.
Cependant, il faut signaler que les latrines concernées ne sont plus utilisées par les lycéens compte tenu de leur distance et nous prévoyons, d’ailleurs, de les réfectionner. Les populations riveraines viennent souvent y faire leurs besoins du fait que les portes sont permanemment ouvertes. Les étudiants passent par là également pour enjamber le mur de l’université. Il a donc pu être commis par tout le monde ». A cet effet, une enquête a été ouverte par la police afin de situer les responsabilités.
Hyacinthe Sanou de l'Observateur




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