Un composant du thé vert permet d'éviter la contamination par le VIH au cours de rapports sexuels, selon une étude allemande publiée cette semaine dans le Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
Les chercheurs de l'université d'Heibelberg et leurs collègues de l'Institut de virologie expérimentale de Hambourg ont publié mardi une étude édifiante montrant que le gallate d'Epigallocatechin (EGCG), qui est un polyphénol ou tanin végétal contenu dans le thé vert, a la capacité d'inhiber une protéine du sperme humain ayant tendance à servir de vecteur et/ou de propagateur du VIH, le virus responsable du Sida.
"Une fraction de peptide contenue dans le sperme humain renforce de façon constante une infection par le VIH", affirment les auteurs de cette étude. Des fibrilles, appelées "propagateurs d'infection du virus par le sperme (SEVI, Semen-derived enhancer of virus infection)" parviennent à "captent des éléments viraux", les accrochant à leur cellule cible pour propager la fusion du virus dans ces cellules, affirmment les chercheurs.
"Ils supposent que l'inclusion d'un inhibiteur de SEVI en tant que microbicide peut considérablement améliorer la prévention de la transmission du virus du sida par les relations sexuelles.
L'application locale chez les femmes d'une petite dose de polyphénol de thé vert (EGCG) permettrait notamment d'"annihiler de façon efficace les propriétés de développement de l'infection".



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