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Vaccin contre l'hépatite B: les experts rassurants !
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Publié le 03/10/2008 23:18 par Johnny Messy

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Photo : santé
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            (Continentalnews)

L'un des vaccins utilisés contre l'hépatite B, Engerix B, augmenterait chez l'enfant les risques de développer une sclérose en plaques, selon une étude. certains experts écartent cette hypothèse, estimant qu'il n'existe lien entre hépatite B et sclérose en plaques chez l'enfant.

Le ministère de la santé pourrait annuler la campagne de vaccination des enfants contre l'hépatite B qui était prévue dans les prochaines semaines. En effet, une nouvelle étude met clairement en cause l'Engerix B, l'un des vaccins contre cette maladie. Engerix B augmenterait chez l'enfant les risques de développer une sclérose en plaques.

La Commission nationale de pharmacovigilance examinera ce nouveau travail. Cette commission est chargée d'évaluer les informations sur les effets indésirables des médicaments et de certains produits de santé. Elle donne un avis sur les mesures à prendre et propose les enquêtes, études et travaux qu'elle estime utiles à l'exercice de la pharmacovigilance.Son avis est très attendu.

Le Comité technique des vaccinations se réunira mercredi prochain pour déterminer s'il y a lieu de modifier la politique vaccinale. Cette affaire est particulièrement prise au sérieux par les experts chargés du dossier.

 Le vaccin contre l'hépatite B prévient la survenue de maladies graves : hépatites aiguës fulminantes, cirrhoses, cancers (cancer du foie) ; à ce titre, c'est le premier vaccin disponible contre un cancer. Son efficacité atteint pratiquement 100 %. C'est pourquoi la France, comme les autres pays, s'est engagée dans un programme de vaccination, à la suite de la recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de 1991. Les bénéfices de la vaccination contre l'hépatite B sont importants et démontrés.

Comme tous les vaccins et comme tous les médicaments, le vaccin contre l'hépatite B est susceptible d'être suivi de manifestations diverses. Ces manifestations sont étudiées (en France et à l'étranger) dans le cadre de la pharmacovigilance et d'études épidémiologiques. Ces manifestations sont notamment décrites dans les notices d'autorisation de mise sur le marché qui accompagnent en France la commercialisation de tout produit pharmaceutique.

La question actuellement très médiatisée est celle de la possibilité, non démontrée, de survenue de cas de sclérose en plaque imputables au vaccin. En l'état actuel des connaissances scientifiques, aucune étude française ou internationale ne démontre la réalité de ce risque. Cependant, la vigilance des experts reste en alerte. Il est important de comprendre que la question des risques supposés liés à la vaccination contre l'hépatite B ne remet pas en cause les bénéfices de cette vaccination et que les dernières conclusions des experts autour de cette question n’ont pas justifié d’éventuelles modifications des recommandations actuelles pour la vaccination contre l’hépatite B

 La vaccination contre l'hépatite B n'est obligatoire que pour certains professionnels de santé (voir chapitre "risques professionnels et vaccins"). Pour tout le reste de la population, il s'agit d'une vaccination recommandée. Elle protège de façon très efficace contre des maladies graves comme les hépatites, les cirrhoses et le cancer du foie qui peuvent résulter d'une hépatite B.

Le vaccin contre l'hépatite B, dont l'efficacité est proche de 100 %, prévient la survenue de maladies graves : hépatites aiguës fulminantes, cirrhoses, cancers du foie.

Une vaccination obligatoire ou recommandée ?

En France, la vaccination contre l'hépatite B n'est obligatoire que pour certains professionnels de santé. Pour le reste de la population, il s'agit seulement d'une vaccination recommandée en particulier pour les enfants avant l'âge de 13 ans et pour certains groupes à risque.

Ainsi chez les nourrissons, on commencera la vaccination à partir de 2 mois, sauf pour les enfants nés de mère atteinte de l'hépatite B chez lesquels elle doit être pratiquée impérativement à la naissance, associée à l'administration d'anticorps spécifiques. Trois injections seront nécessaires pour obtenir une immunité totale. Mais on devra respecter un intervalle d'au moins un mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle compris entre cinq et douze mois entre la deuxième et la troisième injection. Pour éviter un nombre trop important de piqûres à votre enfant, votre médecin vous proposera un vaccin dit hexavalent, permettant de le protéger en même temps de la diphtérie, du tétanos, de la poliomyélite, de la coqueluche, des infections invasives à Haemophilus influenzae b et bien sûr de l'hépatite B.

La vaccination est recommandée pour les nourrissons, les adolescents et les adultes appartenant à un groupe à risque" déclare le Pr. Etienne Roullet, chef du service neurologie à l'Hôpital Tenon. Dans les faits, elles sont plus compliquées, de nombreux parents inquiets continuent à refuser la vaccination de leurs enfants par crainte de provoquer une sclérose en plaques.

Chronologie d'une méfiance

Les premières observations de scléroses en plaque (SEP) imputées au vaccin contre l'hépatite B sont relatées en 1994 dans des revues de sociétés savantes. Puis l'information est reprise par la presse grand public avec un fort effet démobilisateur. L'affaire connaît de multiples rebonds avec les années. Le 1er octobre 1998, Bernard Kouchner, alors Secrétaire d'Etat à la Santé, annonce une adaptation de la stratégie vaccinale en France en reportant sur les médecins traitants la décision de vacciner ou non, sa décision a pour conséquence de freiner brusquement la campagne en cours. Le 15 mai 2000, la Direction générale de la santé (DGS) ouvre des droits à l'indemnisation à huit personnes, dont trois atteintes de sclérose en plaques. Professionnelles de santé, elles avaient subi une vaccination obligatoire en raison de leur statut. Au 31 décembre 1998, 247 cas étaient recensés, sans que l'on puisse juger si le chiffre est élevé, l'absence de base de données de recueil des cas de scléroses en plaques dans la population générale privant les experts d'une base de comparaison.
Aucun lien de causalité imputable

Face à ces circonstances, et pour mettre fin aux incertitudes, de nombreuses études permettent la comparaison du taux d'exposition au risque, en l'occurrence la vaccination, entre des personnes porteuses de SEP et celles qui ne le sont pas. Aucune différence significative n'a été retenue.

 

(Source externe: Lemonde.fr et Doctissimo France)

 
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