Le virus du sida (VIH) s'étend rapidement en Chine des groupes à risque à l'ensemble de la population, selon les résultats d'une vaste étude menée dans la province du Yunnan.
Le Sida progresse en Chine. Les scientifiques ont noté 700.000 nouveaux cas en Chine l'an dernier, soit une hausse de 8% par rapport à 2006. Selon cette étude, 38% sont imputables à des rapports hétérosexuels, contre 11% en 2005, soulignent-ils. Dans les populations homosexuelle et bisexuelle, on est parti de 0,4% en 2005 à 3,3% en 2007.
Les Chinois ont considéré pendant très longtemps que le SIDA était une maladie uniquement présente à l'étranger. Les rares séropositifs chinois, souvent homosexuels, ont, en conséquence, de grandes difficultés à continuer à travailler et même à trouver un logement.
Depuis peu, les mentalités évoluent, mais la crainte et la haine sont toujours les sentiments qui dominent dans la population. Et pourtant, le SIDA est une maladie dont la fréquence augmente de plus en plus en Chine, à cause notamment de l'ouverture des frontières. Ainsi, en 1999, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait que 500 000 chinois étaient touchés par le virus.
Aujourd'hui ils sont plus d'un million et selon certaines estimations on pourrait compter 10 millions de séropositifs en 2010. Rappelons donc aux voyageurs qu'en Chine, comme ailleurs, la protection est de rigueur et qu'il est fortement conseillé d'emporter avec soi des préservatifs répondant à la norme française, pour éviter les mauvaises surprises.
La Chine est satisfaite de la réduction des prix des médicaments du sida
Des officiels et des experts des milieux de la santé publique de la Chine se sont déclarés samedi satisfaits de la réduction en Chine des prix des médicaments destinés au traitement du sida par une célèbre société des produits pharmaceutiques.
La Compagnie Merck (Chine) a annoncé récemment qu'à partir du décembre, les prix de deux médicaments qu'elle produit en Chine pour soigner les malades du sida sont réduits à un tiers de leurs prix initiaux.
Des officiels et des experts du ministère chinois de la santé publique ont indiqué que beaucoup de compagnies pharmaceutiques avaient déjà compris leur responsabilité dans le maintien des intérêts de la santé publique. Après la réduction des prix de ces médicaments, des départements gouvernementaux chinois et des compagnies pharmaceutiques feraient encore plus d'efforts pour permettre aux malades du sida pourraient recevoir les soins médicaux les plus efficaces du monde.
Ou en est la recherche scientifique ?
La Chine et les Etats-Unis s'apprêtent à collaborer dans la lutte contre le SIDA
Les officiels et experts chinois et américains se sont engagés à coopérer de manière plus étroite afin de promouvoir les efforts de la Chine dans le domaine de la lutte contre le SIDA, le pays ayant été alerté par la situation critique de l'épidémie du SIDA / VIH à l'intérieur de ses frontières.
Lors d'une conférence de haut niveau tenue à Beijing (Pékin) ce vendredi, les experts ont suggéré que la Chine et les Etats-Unis accroissent les échanges et la coopération dans les domaines de la recherche scientifique et de la formation personnelle afin de faciliter l'approche de la question du SIDA en Chine, ceci pouvant être également important pour le combat global contre cette maladie. "
La Chine se trouve à une phase critique du contrôle du SIDA / VIH depuis que la maladie se développe très rapidement en partant des personnes à comportements à hauts risques jusqu'au gens du commun, " a déclaré le ministre chinois de la Santé Zhang Wenkang lors de la conférence sino-américaine portant sur la recherche et la formation liés aux domaines rattachés à la maladie du SIDA.
Les dernières statistiques du Ministère de la Santé ont démontré qu'un million de chinois ont été infectés par le HIV, le virus du SIDA, depuis sa première détection en Chine en 1985. "
Le chiffre de l'infection pourrait s'étendre à 10 millions pour l'année 2010 si nous échouons dans notre tentative d'action immédiate pour la contrôler, " a dit Zhang. " Nous n'avons maintenant plus de temps à perdre. "
Malgré les grands efforts entrepris par le gouvernement chinois et la société entière durant la dernière décennie pour contenir la maladie, la Chine restait largement à la traîne en ayant à faire face à une demande grandissante concernant la prévention et le contrôle du SIDA / VIH, a déclaré Zhang.
Il estime que la coopération sino-américaine dans les domaines ayant trait au SIDA devrait être énormément profitable à la fois au peuple chinois, mais aussi aux campagnes globales de lutte contre le SIDA.
Les remarques de Zhang ont été entendues par l'ambassadeur des Etats-Unis en Chine Clark T.Randt Jr., qui a déclaré que le SIDA / VIH était un problème global ayant besoin de solutions d'ordre global.
Les Etats-Unis et la Chine possèdent une longue histoire de coopération sur une large étendue de questions d'ordre médical, et le SIDA / VIH en est maintenant devenu un domaine important a-t-il déclaré.
La coopération sino-américaine contre le SIDA a pris de l'ampleur en juin dernier quand Zhang Wenkang et son homologue américain, le Secrétaire à la Santé et aux services humanitaires Tommy Thompson, ont signé un mémorandum d'entendement à Washington D.C. Ce dernier concernait une collaboration plus poussée ayant trait au développement de stratégies d'intervention efficaces en vue de faire obstacle à la transmission du VIH.
" Cela permet d'établir une base de relation pour des liens de coopération plus rapprochés entre nous, " a dit Zhang.
La Chine a aussi obtenu une subvention pour une durée de cinq années d'un montant de 14,8 millions USD pour participer à un programme d'étude et de recherche international sur le SIDA ( Compréhensive International Program for Research on AIDS - CIPRA ), entrepris et financé par l'Institut national américain pour la Santé ( US National Institute of Health - NIH ) dans le but de soutenir la recherche international sur les méthodes pratiques et financièrement abordables de traitement et de lutte contre le SIDA / VIH.
Mené par le Centre chinois du contrôle et de prévention des maladies, le CIPRA de Chine mettra l'accent sur les études épidémiologiques et les facteurs de transmission du VIH, les interventions d'ordre comportemental, la pathogenèse du virus, et l'étude clinique du développement de nouveaux vaccins contre le SIDA.
Le CIPRA de Chine collaborera avec d'autres programmes menés en Chine, actuellement en cours, sur le SIDA / VIH et financés par le NIH, tels que le réseau des tests médicaux pour la lutte contre le VIH, le réseau des tests médicaux sur le vaccin contre le VIH, et des programmes de formation et de recherche au niveau international.
Le gouvernement chinois doit prendre ses responsabilités façe au fléau du Sida
- Le mal est fait, le gouvernement chinois décise alors d'agir
- La Chine s'apprête à lever l'interdiction sur la publicité de préservatifs
Pékin, Chine - Dans un inventaire accablant des efforts de la Chine pour enrayer une épidémie menaçante, un rapport des Nations Unies note que le pays court un danger titanesque s'il ne change pas sa manière de combattre le SIDA.
La Chine est au bord d'une catastrophe qui pourrait mener à des souffrances inimaginables, à des pertes économiques et des ravages sociaux, dit le rapport de 89 pages intitulé "HIV/SIDA: le péril titanesque de la Chine."
L'année dernière, les données gouvernementales faisaient état de 30736 personnes portant le virus HIV, de 1594 malades du SIDA et de 684 personnes décédées des suites de maladies liées au virus.
Mais selon le rapport des Nations Unies, il ne s'agit probablement que de la pointe de l'iceberg, estimant qu'au moins 1,5 million de Chinois avaient le SIDA l'année passée.
Le chiffre pourrait s'élever à 10 millions d'ici à 2010 si des contre-mesures efficaces ne sont pas prises.
L'année dernière, Pékin a rendu public son combat contre le SIDA à la suite d'une propagation du virus HIV sévissant dans la province rurale de Henan, où des familles qui avaient vendu leur sang attrapèrent le virus meurtrier.
Le gouvernement a également ouvert des banques de sang non contaminé et a tenu sa toute première conférence sur le SIDA.
Mais le rapport des Nations Unies explique que Pékin n'en a pas fait suffisamment pour éduquer le public sur le SIDA et sur la manière par laquelle il se transmet. Beaucoup de Chinois croient encore qu'il peut être contracté par des piqûres de moustiques ou des poignées de main.
Il reproche un manque d'engagement et de leadership de la part des officiels du gouvernement, des ressources insuffisantes et un système de santé publique friable comme cause d'une telle réaction au ralenti.
Le rapport lance un appel aux dirigeants du gouvernement afin de prendre des dispositions urgentes comme la promotion des injections stériles et du sexe protégé. Alors que la Chine n'a pas encore réagi à l'étude, Shen Jie, directrice du centre national pour la prévention et le contrôle du SIDA, a communiqué au China Daily qu'ils comprenaient la gravité de la situation.
Mais le plus grand défi qu'ils ont eu à relever a été de tenter d'implanter des stratégies de contrôle du SIDA fixées par le gouvernement.
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Le mal est fait, le gouvernement chinois décide alors d'agir ...
Le gouvernement chinois a décidé d'augmenter le fonds spécial destiné à prévenir et à contrôler le sida.
Il sera porté chaque année à cent millions de yuans contre 15 millions de yuans.
Chen Xianyi, vice-directeur du département de contrôle des maladies relevant du Ministère de la santé, a fait mercredi cette déclaration à une conférence internationale qui se tient dans la capitale chinoise.
Il a dit que cette maladie connaissait en Chine une rapide augmentation.
Le premier cas sidéen est découvert en Chine en 1985 et en 2001, le nombre des séropositifs a atteint 30 736, en hausse de 36,5 pour cent par rapport à l'année précédente.
"Pourtant la situation réelle est beaucoup plus grave que ça," a continué le vice-directeur à cette réunion concernant la coopération internationale pour prévenir et contrôler cette maladie.
Selon les estimations des experts, les porteurs du virus pourraient se situer environ à 850 000 dont plus de 200 000 sidéens. Quelque 100 000 malades sont morts.
Le vice-directeur a souligné que le nombre des sidéens serait supérieur à 300 000 en 2006.
La Chine aura encore beaucoup de mal à contrôler le sida. Mais le gouvernement redoublera d'efforts pour surveiller la population à haut risque, renforcer l'éducation et le travail de la légalisation.
Les spécialistes étrangers qui ont participé à cette réunion ont hautement apprécié le système chinois formé dans la lutte anti-sida, système qui comprend un vice-Premier ministre responsable et la participation de 34 ministères et commissions d'Etat et des organisations populaires. (Xinhua)
La Chine s'apprête à lever l'interdiction sur la publicité de préservatifs
Les autorités s'apprêtent à mettre fin à la longue interdiction concernant les publicités de préservatifs, compte tenu de la situation inquiétante de la maladie du SIDA/VIH en Chine.
Ces publicités d'utilité publique sont censées apparaître tôt l'année prochaine, a annoncé un officiel de l'Administration d'Etat du commerce et de l'industrie, qui garde son anonymat.
En juin, l'Assemblée populaire Nationale (parlement chinois) a appelé l'administration à lever l'interdiction.
Celle-ci a admis qu'un nombre limité de publicités de préservatif pourrait encourager la planification familiale et la prévention du VIH et du SIDA, et a promis de lever l'interdiction l'année prochaine.
An Bohua, directeur du Centre de développement d'équipement médical de la Commission d'Etat sur la planification familiale, a dit : " L'interdiction aurait du être levée bien longtemps auparavant car le préservatif est le moyen le plus efficace non seulement pour éviter la grossesse mais aussi pour protéger les gens et leurs partenaires des maladies sexuellement transmissibles.
La Chine a enregistré un taux de croissance annuelle de 16,7% de personnes infectées par le VIH, officiellement répertoriées, durant la première moitié de cette année, d'après le ministère de la santé.
L'année dernière, l'Organisation mondiale de la santé et le ministère chinois de la santé ont sélectionné quatre villes chinoises pour des essais de promotion de préservatifs dans des lieux de divertissement.
Le gouvernement chinois a fait l'achat l'année dernière de 1,2 milliards de préservatifs pour la planification familiale. L'année dernière, la Chine en a produit 2,4 milliards au total.
De plus en plus de distributeurs automatiques de préservatifs payants (en paquets de trois) sont installés dans les rues de ville.
Les publicités aideront à changer le présente situation chaotique dans l'industrie du préservatif en Chine, ont dit les experts.
Plus de 300 compagnies produisent divers marques de préservatifs en Chine.
Pourtant, une enquête commerciale officielle menée en 2000, la dernière en date, a montré que seulement 50% des produits étaient considérés comme étant de bonne qualité.
Les experts ont noté que les publicités concernant la qualité des préservatifs aidera à guider les consommateurs à faire un choix et aussi permettra de mieux protéger leur santé.
L'interdiction provenait d'une décision faite en 1989 par l'administration d'Etat, selon laquelle les médias étaient interdits de toute publicité liée à des produits ayant trait à une activité sexuelle.
Le programme quinquennal de lutte contre le VIH du Conseil des Affaires d'Etat se prononce également pour la levée de l'interdiction.
Le plan recouvrant les années de 2001 à 2005, encourage les départements du gouvernement à faire plus pour encourager l'usage du préservatif.
(Source: China Aids)



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