Une équipe de neurochirurgiens français a réussi à détruire des métastases du cerveau grâce au laser à l'aide de l'imagerie par résonance magnétique (IRM), une technique d'imagerie permettant d'avoir une vue 2D ou 3D du cerveau. Cet exploit est une première mondiale.
Une équipe de médecins français de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière , dirigée par le neurochirurgien Alexandre Carpentier, annonce dans la revue Neurosurgery avoir réussi à détruire des tumeurs métastasées au cerveau à l'aide d'un laser sous contrôle de l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Plus étonnant encore, l'intervention s'est faite sans ouvrir la boîte crânienne chez des malades restés conscients jusqu'au bout et qui n'ont ressenti aucune douleur durant l'opération.
"C'est la première fois que l'on utilise une technologie laser en intracrânien", a expliqué le Pr Alexandre Carpentier. Le patient, allongé dans l'appareil IRM, ne ressent aucune douleur. L'intervention se déroule sous simple anesthésie locale.
Outre les gliomes on trouve les médulloblastomes, les épendynomes (surtout chez les enfants), les oligodendrogliomes, les méningiomes, les neurinomes, les adénomes, les crâniopharyngiomes. Difficile de s'y retrouver dans toute cette terminologie
On distingue trois grande catégories, les tumeurs neuroépithéliales, Les tumeurs des nerfs craniens et spinaux et enfin les tumeurs des méninges.
I-Les tumeurs neuroépithéliales
Les gliomes
Tumeur du système nerveux développé aux dépens des cellules gliales. Le terme regroupe différents types de tumeurs cérébrales, bénignes (astrocytome, oligodendrogliome) ou malignes (glioblastome)
Les glioblastomes
Tumeurs du type gliome dont elle représente 40 à 50% des cas. Elle se localise dans l'un des deux hémisphères et augmente rapidement de volume. Elle s'accompagne d'un oedème important (à réduire avec de la cortisone) et se traduit par des signes neurologiques dus à la lésion des cellules nerveuses (paralysie, troubles sensitifs) et une hypertension intracrânienne (utilité de dérivations). Le traitement repose sur l'ablation (si possible), la radiothérapie et la chimiothérapie.
L'astrocytome
C'est une tumeur bénigne ou maligne (anaplasique) du système nerveux central se développant aux dépens des astrocytes, cellules constitutives du tissu de soutien qui contrôlent directement l'activité nerveuse. Elle se développent dans les hémisphères ou dans le cervelet chez les enfants surtout. Ce sont des tumeurs infiltrantes qui se développent chez l'adulte entre 30 et 50 ans. Ils se révèlent surtout par des manifestations épileptiques mais leur évolution est très lente. L'ablation chirurgicale est en général la première étape du traitement. Elle doit être aussi complète que possible mais elle est rarement totale en raison du caractère infiltrant de ces tumeurs. Même partielle, elle permet de réduire le volume de la tumeur et de faciliter le traitement médical complémentaire de radiothérapie et parfois de chimiothérapie par intraveineuse.
Les oligodentrocytomes ou oligodendrogliomes
C'est une tumeur rare, généralement bénigne, du système nerveux central qui affecte les oligodentrocytes, cellules dentritiques dont l'enroulement des dents assurent la gaine de myéline. Il est constitué par la prolifération d'oligendrocytes. La tumeur habituellement bien limitée est le siège de calcifications. Elle se traduit par les signes communs aux tumeurs : épilepsie, paralysies, déficits sensitifs, hypertension crânienne (maux de tête, vomissements). La tumeur est traitée par ablation chirurgicale, par radiothérapie ou en associant l'une et l'autre. Le pronostic est favorable mais une récidive est possible.



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