Plus de 60 ans après la Seconde guerre mondiale, une convention prévoyant d'indemniser les femmes incorporées de force dans les RAD-KHD, RAD (Reichsarbeitsdienst, service du travail du Reich) et KHD (Kriegshilfsdienst, service auxiliaire de guerre) a été signée.
L'événement s'est déroulé à la préfecture de Strasbourg et les signataires sont Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, et André Bord, le président de la Fondation Entente franco-allemande (FEFA). L'enveloppe globale a été fixée 2,6 millions d'euros. En 2008 moins de 5 900 survivants vivent en Alsace et en Moselle. Les 10 à 15 000 RAD travaillaient dans les camps militaires, dans les administrations du IIIème Reich, les usines de l'armée de l'Allemagne nationale-socialiste. L’indemnisation des préjudices subis, d’ordre moral, psychologique et économique a été fixée à 800 euros. NDLR.A titre comparatif, le versement en 2008 est de 27 440,82 euros pour une victime des persécutions antisémites du IIIème Reich.
Notez également que 64 membres de l’Association des Orphelins de Pères "Malgré-Nous" d’Alsace-Moselle (OPMNAM) ont déposé le 19 mars 2008, une requête devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg, contre l’Allemagne, pour l’indemnisation des préjudices subis. Une procédure qui est "un cri de colère contre l’indifférence et le mépris manifesté depuis plus de 62 ans par les auteurs du crime de guerre de l’incorporation de force et des crimes contre l’humanité, envers les familles prises en otages par la Sippenhaft (1943), une loi de responsabilité des membres du clan familial, sous peine de confiscation des biens et de déportations, en cas d’insoumission ou d’évasion de leurs fils, des crimes imprescriptibles aux yeux de la loi internationale". Plus de détails : malgre-nous.
(Fil info France)



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