Le face-à-face entre Jacques Viguier, le mari de Suzanne, et Olivier Durandet, son amant, a été trop tendu lundi devant la cour d’assises de Haute-Garonne. Le professeur de droit compte bien maintenir sa ligne de défense et sait qu'il pourrait être blanchi au bénéfice du doute. Après l'affaire d'Outreau, la justice française ne voudrait pas prendre le risque de condamner un homme sans preuve de sa culpabilité.
Quelques jours après la disparition de son épouse, les policiers avaient perquisitionné le domicile du couple et avaient retrouvé le sac de la disparue au fond d'une armoire. A l'intérieur se trouvait son trousseau de clé. Or, le mari et l'amant le confirment, la maison était restée fermée à clé tout le dimanche. Les enquêteurs se demandaient alors comme Suzanne Viguier aurait pu sortir de chez elle et verrouiller la porte alors que ses clés sont restées à l’intérieur.
De surcroit des microtraces de sang appartenant aux deux époux sont retrouvées un peu partout dans la maison et dans la voiture. Pour se justifier Jacques Viguier déclare que sa femme s’est blessée en jardinant et qu’il souffre d'un petit désagrément : la rhinite qui se manifeste par de fréquents saignement de nez.
C’est en constatant que Mr Viguier s’est débarrassé du matelas sur lequel dormait son épouse que les policiers vont le placer en garde à vue.
Au sujet de ce matelas, il déclare l’avoir jeté dans une déchetterie la veille de la perquisition de son domicile. Il prétexte dans un premier temps que son épouse le trouvait inconfortable puis change de version et affirme qu’en apprenant qu’Olivier était l’amant de Suzanne il a voulu se débarrasser de ce lit pour qu’elle sache qu’il avait compris lorsqu’elle reviendrait. (Affaires criminelles)



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