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La Star Academy dans la presse
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Publié le 19/09/2008 13:00 par Madeleine Elter

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Photo : Star Ac
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            (Continental News)

La Star Academy est l'une des émissions de télé-réalité les plus regardées dans la francophonie. Les médias suivent à la loupe son évolution. cette année, certains journaux n'ont pas hésité à envisager la fin d'une "Star Academy sans domicile fixe". La « Star Ac » a dû innover pour enrayer son déclin et fermer la bouche à ses détracteurs.

"La Star Ac, c'est fini ?" Tel était le titre un brin provocateur qui barrait la une du Parisien en février dernier, le jour suivant la victoire de Quentin au terme de la septième session de la Star Academy. En bout de course, la Star Ac ? Ses audiences fléchissent (en France, plus qu'en Belgique) même si elles restent énormes. La comparaison avec la Nouvelle Star est défavorable à l'émission de TF1 (en France, beaucoup plus qu'en Belgique, où l'émission de M6 est reléguée sur une chaîne à l'audience confidentielle, Plug RTL), et son concept semble émoussé.

A l'appui de sa thèse, le quotidien parisien citait un expert médias, Bertrand Villegas (The Wit) : « La Star Academy est aujourd'hui surproduite avec une abondance de tout et un côté bling-bling : davantage de lumières, un plateau immense, un jury pléthorique dont on comprend mal la fonction, un animateur qui fait le show façon Las Vegas et des candidats en voie de banalisation. Elle s'est éloignée des fondamentaux d'un authentique concours de talents, de la tension d'une compétition. »

C'est bien là le principal reproche que l'on fait aujourd'hui au programme. Depuis quelques années, la Nouvelle Star a fait parler d'elle grâce à ses talents (Christophe Willem, Julien Doré et Amandine, qui a emporté la dernière édition) et grâce à une compétition de très haut niveau. Chaque prime y a été l'objet de prestations étincelantes à côté desquelles celles des candidats de la Star Ac passaient pour de poussives fancy-fairs scolaires. Clairement, on a une émission musicale d'un côté et un programme de téléréalité de l'autre, dont l'aspect musical est secondaire en dehors du prime et de ses immenses stars (même si, là aussi, on commence à tourner en rond entre Johnny et Johnny).

Si le public continue de plébisciter l'émission (mais, toujours leader chez nous, elle prend parfois des solides claques en France de la part de séries US sur M6), les successeurs de Jenifer, Nolwenn Leroy ou Grégory Lemarchal sont loin de jouir de leur notoriété : Magalie Vaé a vendu 7.000 albums, Cyril Cinelu 1.650 et Quentin Mosimann, qui vient de sortir le sien, doit se coltiner la Foire aux moules de Koekelberg ce week-end pour essayer de vendre le sien !

Autrement dit, la Star Ac fait toujours vendre de la pub (c'est le but de TF1) mais plus des disques (c'est le but d'Universal). C'est pourquoi de nombreuses choses vont changer pour cette Star Ac deuxième génération qui s'achèvera le 19 décembre.

Des changements dans le fond et dans la forme. La plus spectaculaire des modifications, c'est évidemment le déménagement vers le centre de Paris (lire ci-contre), histoire de donner un nouveau cadre prestigieux aux cours, aux répétitions et aux sorties sportives. Ensuite, il y a les changements au sein de l'équipe des professeurs. Ceux-ci auront un rôle beaucoup plus important puisque le jury dirigé par le boss d'Universal France, Pascal Nègre, disparaît. Le plateau du prime du vendredi a également été refait de fond en comble pour le rendre moins gigantesque.

La directrice de la Star Ac n'est plus liée à la production : en quittant la tête d'Endemol France (Yves Bigot lui a succédé), Alexia Laroche-Joubert a renoncé de facto à son poste et cédé la place à Armande Altaï. Exit aussi Raphaëlle Ricci. En fait, Kamel Ouali est là depuis les débuts. Pour répondre à la critique du manque de professionnalisme et de qualités musicales des candidats, TF1 et Endemol ont opté pour des noms prestigieux ou en tout cas crédibles (les coachs Dominique Martinelli et Brice Davoli, le danseur de flamenco Rafael Amargo, la chanteuse de jazz Anne Ducros).

Quant à la dramatisation de l'émission, elle est également revue pour, vu le succès de Secret Story, accentuer le côté téléréalité. Ce sont les professeurs (puisqu'il n'y a plus de jury) qui noteront les élèves au prime. Les quatre derniers (des 15 candidats présentés ce soir) seront dès lors nominés. L'un sera repêché en semaine et, lors du prime suivant, un premier sera sauvé par le public et un deuxième par les autres élèves de la Star Ac. Le dernier restera sur le carreau. Reste à voir si cela suffira à relancer une idée qui s'essouffle. Sans doute.

La rue Charlot, ses bobos, sa « Star Ac », ses sans-papiers

Plus qu'un choc de culture, c'est une fable moderne. On le sait : la production de la Star Ac a troqué le château de Dammarie-les-Lys, que les candidats occupaient depuis sept saisons, pour un magnifique hôtel particulier du Marais, un quartier branché de Paris. Au numéro 12 de la rue Charlot, dans le 3e arrondissement, cet hôtel du XVIIIe siècle, abritera les candidats de l'épreuve 24 heures sur 24 durant deux mois.

On le sait : les habitants de ce quartier hype et huppé (« Bienvenue à Boboland », diraient les auteurs de BD Dupuy et Berberian) goûtent modérément l'arrivée du cirque médiatique de la téléréalité et encore plus celle des fans de la Star Ac. Les riverains ne veulent y perdre leur qualité de vie et les commerçants ont peur de voir fuir leurs clients.

Mais la parabole est ailleurs. A 500 mètres de l'hôtel du Brossier, de ses ors, de son luxe, de ses 1.800 m2 pour 15 personnes, se trouve, au numéro 85 de la même rue, la Bourse du Travail. Depuis le 1er mai, 800 sans-papiers africains mais qui tous ont un travail à Paris squattent ce bâtiment de la CGT. Ils logent et mangent dans des conditions d'hygiène douteuses.

A mi-chemin, entre ces deux mondes, un photographe, Fabien Breuvart, tient boutique. Il a, à sa façon, décidé de mettre les deux mondes en confrontation. A partir de ce vendredi, il compte installer devant l'hôtel de la Star Ac trois panneaux dans lesquels on peut glisser sa tête au travers d'un trou comme à la Foire du Trône. L'occasion de se faire prendre en photo pratiquant un des trois métiers les plus « pratiqués » par ces Africains : nettoyeurs de rue et techniciennes de surface, plongeurs de restaurants et manœuvres de chantier. L'objectif : créer une sorte de « Sans-Papiers Academy » rue Charlot. Suivez la Star en temps réel sur Continentalnews.org

 

Source: Lesoir.be

 
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