L'actrice américaine Christina Applegate a dû subir une mastectomie bilatérale, une ablation des deux seins, pour guérir du cancer. Cette solution radicale était indispensable pour être définitivement hors de danger. Mais le sein est l'un des plus forts symboles de la féminité, certaines femmes peuvent vivre cette mutilation comme une négation de leur féminité et donc de leur personnalité. Dans ce cadre, la chirurgie réparatrice peut s'avérer salutaire.
L'ablation d'un sein est toujours difficile à vivre et de nombreuses femmes en France subissent cette opération chaque année. Aujourd'hui, grâce aux progrès de la chirurgie, il est toujours possible de reconstruire un nouveau sein.
Chaque année 30 000 cancers du sein sont découverts en France. Pour de nombreuses femmes, ce diagnostic entraîne une mastectomie, autrement dit l'amputation du sein.
Une amputation aussi symbolique
Cette opération, nécessaire pour supprimer la tumeur, est généralement mal vécue par les femmes. Le sein est chargé de nombreux symboles : féminité, maternité, sexualité, image de soi… Cette opération est autant une amputation symbolique qu'anatomique.
Avant l'opération, le chirurgien doit donner toutes les informations souhaitées par la patiente, notamment en ce qui concerne la cicatrice et les difficultés à bouger l'épaule après l'opération, mais aussi les complications possibles, dont le rare risque de gros bras en cas de radiothérapie. Après l'opération la plupart des femmes ne veulent pas voir leur cicatrice, puis elles s'habituent petit à petit à leur nouvel aspect.
A l'hôpital Saint Louis, l'équipe soignante propose aux femmes l'aide d'un psychologue. Celui-ci peut apporter son soutien avant et après l'opération ainsi que pendant l'hospitalisation, d'autant plus que le lourd parcours de la femme opérée n'est pas fini : après la mastectomie, il reste encore à endurer la chimiothérapie et/ou la radiothérapie.
La reconstruction du sein est toujours possible
"Aujourd'hui, précise le Dr Jean Masson, la reconstruction du sein fait intégralement partie du traitement de ce cancer". A l'hôpital Saint Louis, comme dans d'autres hôpitaux, l'équipe soignante présente, dès la première consultation, les possibilités de reconstruction du sein, le plus souvent grâce à une prothèse. Savoir que cette possibilité existe est très rassurant pour la plupart des femmes, d'autant plus que jusqu'à la reconstruction, la femme opérée portera une prothèse dans son soutien gorge. La plupart des femmes acceptent l'opération.
Quand a lieu la reconstruction ? Il est préférable d'attendre au moins un an après l'opération. Durant cette période la femme peut faire son deuil de l'ancien sein et penser plus sereinement à la reconstruction. Parfois, c'est le même chirurgien qui pratique les deux opérations. Les femmes apprécient beaucoup cette possibilité qui leur permet de se confier plus facilement à un chirurgien qu'elles connaissent déjà.
Quant à la réaction du couple, tout est possible. L'ablation du sein peut entraîner des tensions ou, au contraire, souder davantage encore les partenaires. Certaines femmes refusent que leur compagnon les touche, se déshabillent dans le noir ou encore ont peur du miroir. Ces réactions sont normales et imprévisibles.
En parler est utile
L'association "Vivre comme avant" peut vous aider utilement. Elle regroupe des femmes ayant vécu la douloureuse expérience d'une ablation du sein. Elles sauront vous conseiller et vous écouter.
Dr Emmanuel Zinski
"Vivre comme avant" tél : 04 66 03 40 58
Ecoute et soutien moral : visite dans les hôpitaux, écoute téléphonique, distributions de livrets de conseils pratiques et de prothèse de dépannage (pour le cancer du sein). Aide complémentaire de l'action des soignants.
VCA c/o Mme Johnston
13 rue Ferdinand Roybet - 30700 Uzès
Tél. : 04 66 03 40 58 - Fax : 04 66 22 02 09



0 commentaire
|
Aucun commentaire n'a encore été posté.
